• Critique : Hunger games par Ty Bel

    Je viens de terminer les trois tomes de Hunger Games (en quatre jours, et encore j'ai pris mon temps) de Suzanne Collins.
    Le premier tome s'intitule tout simplement Hunger Games, et les suivant L'embrasement et La révolte.

    Je ne mets ici que la quatrième de couverture du premier tome, je ne voudrais pas en dire de trop en révélant les autres :

    "Dans un futur sombre, sur les ruines des Etats-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
    Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix.
    Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est une seconde nature..."

    Je vais ici parler de l'intégralité de la trilogie, sans trop en révéler bien sûr.

    Tout d'abord, c'est à travers les yeux de Katniss qu'on suit l'histoire. Ca augmente l'intensité des évènements auxquels ont assistes, comme les spectateurs du Capitole et des districts. L'auteure maîtrise merveilleusement bien le récit à la première personne. On est plongé dans les méandres des pensées de Katniss.

    Il s'agit d'un jeu télévisé cruel : imaginez 24 enfants/adolescents, de douze à dix-huit ans, s'entretuer devant toute la population de Panem (c'est ainsi que ce nomme le "pays" dans lequel ils vivent). Certains souhaiteraient éviter le spectacle (notamment les familles des tributs) mais il est obligatoire.

    S'il y a un jour sans mort, les Juges s'arrangent pour réunir les survivants pour que le jeu continu dans le sang. Gagner ces jeux signifie devenir riche et célèbre. Mais c'est aussi vivre avec l'idée qu'on a tuer des gens qu'on ne connaissait pas, qui ne vous avait rien fait. Ca marque un esprit à jamais, et on le sens dans les anciens gagnant que l'on découvre à travers les livres. On ne ressort pas indemne.

    Ces jeux, sensés contenir toute rébellion des districts, va finir par déservir le Capitole (où siège le gouvernement et où les habitants vivent dans l'ignorance de la faim qui frappe les districts). C'est grâce à Katniss qui, bien involontairement, va défier le Capitole.

    Je ne voudrais pas en dire plus, sinon qu'il s'agit d'une sévère critique du pouvoir de la télévision, et par elle des gens qui en contrôle les images. On ne ressort pas indemne de la lecture (en tout cas pas moi).

    J'oubliais : certains personnages sont caricaturaux (je pense notamment aux stylistes et autres habitants du Capitole) mais tous sont pourvus de personnalité propre. On en aime certains, on en déteste d'autres, et souvent on ne sait plus vraiment s'ils sont ce qu'ils paraissent être.

    Bref, je ne sais pas trop quoi dire de plus sans risquer de révéler trop de choses.

    J'en conseil simplement la lecture, en sachant que rares sont les séries où tous les livres se valent (ce qui, selon moi, est le cas pour ceux-là).

    Une adaptation sort bientôt au cinéma, et j'espère sincèrement que l'esprit du premier tome va être conservé (jeunes ou pas, les concurrents ne s'épargnent pas et le sang coule beaucoup, pourtant ces moments-là sont aussi importants que les autres).

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