• critique : La vampire de Paul Féval

    "La vampire" est un roman, publié sous forme de feuilleton, de Paul Féval.


    Synopsis :


    Février 1804,
    Dans les rues de Paris, la rumeur grandit. Une vampire aurait pris ses quartiers en bord de Seine et serait déjà responsable de la disparition d'une centaine de jeunes gens fortunés.C'est que cette vampire-là semble autant intéressée par l'or que par le sang.Et Paris s'interroge : est-ce là le fait d'une organisation secrète ou d'une véritable goule?
    Loin de toute cette agitation, René et Angèle s'aiment et s'apprêtent à se marier. Mais la jeune fille se sent de jour en jour plus délaissée. Son amant en préférerait-il une autre? Sans doute pas. Pourtant quand on est le neveu du plus redoutable opposant de Napoléon, il faut se méfier des belles dames aux cheveux de jais…





    Critique :
    « La vampire » est un livre assez difficile à lire, mais ô combien super ! Paul Féval a merveilleusement su mélanger fantastique, Histoire et croyance populaire.

    Je vais me répéter, mais la prise en main n’est vraiment pas facile.Bien que le vocabulaire soir normal, la tournure des phrases sont parfois lourdes. L’agencement des phrases aussi, et même desidées, n’est pas non plus évident à saisir. Mais une fois qu’on a pris l’habitude de l’écriture de l’auteur, la lecture devient plus simple. Cependant, il faut bien vingtaine de pages, voir plus,pour réussir à « se mettre à niveau ».
    On se voit à Paris, en 1804 ! Paul Féval, qui est le narrateur, nous offre des éléments, des anecdotes ou des descriptions de la ville comme jamais encore je n’en avais lu ! Je me suis même dit qu’il était possible à un historien d’utiliser des éléments de ce livre pour faire des recherches tant qu’on s’y croit !

    Toujours sur l’Histoire, je dirai que ce livre est loin d’être le roman fantastique auquel je m’attendais ! Il est plus lié, selon moi, à de l’historico-fantastique, puisque des personnageshistoriques y jouent un rôle et les intrigues sont « vraies ».

    Le contexte historique montre une parfaite connaissance de l’auteur sur ce sujet. Rien d’étonnement à ce que les Chouanneries soient aussi mises en avant : Féval est rennais.
    Les diverses intrigues sont absolument géniales et rudement bien menées par leurs protagonistes. Je suis désolée, mais je n’ai dirai pas trop à ce sujet de peur de gâcher votre lecture future.
    Mais c’est vraiment digne des meilleurs polars ! Je dirai que je suis même étonnée que le cinéma ne se soit pas encore emparé de ce scénario ! Quoiqu’une série serait bien mieux !

    Le récit se compose de plusieurs récits selon les personnages. Je dirai presque que ça part un peu dans tous les sens, mais comme on ne s’y perd pas, l’expression est un peu abusive. On découvrela fortune d’Ezéchiel (d’ailleurs, on en vient à se demander, au début du roman, ce que l’histoire de la chevalière vient faire là-dedans), l’espionnage de Jean-Pierre, les joies et les misèresd’Angnèle et René, les sombres occupations de la comtesse Marcian Gregoryi… Certaines scènes sont même décrites depuis des points de vue différents…

    Pour les personnages, fort nombreux, c’est Angèle et René que j’ai le moins aimés (tiens donc), car ils illustrent vraiment le couple amoureux niais par excellence. Les « je n’aime que vous,vous êtes ma raison de vivre » c’est super lassant, sans compter que René à bon dos de faire « Angèle, mon amour » quand il comprend qu’il s’est fait avoir… D’autres ont parfois des traits de caractère un peu caricaturaux, mais rien qui ne plaisent vraiment au final.


    Aussi con que cela va paraitre, mais la figure du vampire est traité avec originalité ! Le, ou la, vampire est une sorte de tout. À la fois humain et réel comme des personnages avides de sang, et d’or, mais aussi intouchables et fantastiques à l’image de l’Amour (qui est pour moi un vampire dans ce livre) ou de la « rumeur ».
    La manière dont est traité le thème est vraiment pluriel !

    Dans l’édition de Mille Saisons, il y a quelque coquille. Rien de méchant. Par contre, je pense que la quatrième de couverture représente mal le livre.

    Ce livre est un vrai coup de cœur ! Je ne peux que remercier Mille Saisons d’avoir éditer de livre, qui est juste introuvable dans d’autres formats ou édition, même à Rennes, la ville denaissance de Féval. D’ailleurs, impossible de mettre la main sur « Le Bossu »…que j'ai hâte de lire ! (dès que je l'aurai trouvé, évidement)

    Une lecture assez difficile sur ses débuts, des personnages sympathiques (hormis les amoureux transits), des intrigues mêlant fantastiques et histoire, pour un tout vraiment plaisant.

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