• Expérience de l'édition : Elodie

    Un second article sur l'éxpérience de l'éditions. Place à Elodie.

    Nous la remercions de bin avoir voulu répondre à nos questions.

     


    Chenille Lecter : Bonjour Elodie. Merci à toi d’avoir répondu à notre appel concernant l’expérience de l’édition. Pour commencer, peux-tu nous parler rapidement de ou des œuvres que tu as publiées ? (roman, nouvelle ; genre littéraire). Ainsi que quelques petits mots sur toi.
    E. : Bonjour Chenille et merci pour ton appel ! J'ai eu l'occasion de publier deux textes totalement différents. Un roman de Fantasy écrit à l'âge de 15 ans intitulé "Funerios - La morsure du serpent", et une nouvelle vampirique dans la première anthologie des Éditions du Petit Caveau intitulée "Le masque de la mort". Ce que je peux dire rapidement sur moi, c'est que j'écris depuis que j'ai 9 ans et que j'ai bien progressé depuis (rire).


    C. L. : Qu’est-ce qui t’a poussé, ou décidé, à te lancer dans l’aventure de l’édition ?
    E. : A l’origine ce n'était pas un désir personnel, mais une suggestion de ma mère. Elle avait lu un article dans un journal local et m'a encouragé à tenter l'expérience. Je n'avais jamais envisagé cette possibilité avant et quand j'ai lu l'article, je me suis dit que cela pouvait constituer une bonne expérience. Je trouve que les textes prennent une nouvelle dimension lorsqu'on les partage. Il ne peut en sortir que du positif. Je me suis donc lancée avec l'envie de voir ce que valait mon texte dans le but de m'améliorer.


    C. L. : Comment as-tu choisi de te faire éditer ? Maisons d’édition classiques ? Autoéditions ? Pourquoi avec choisit ce système plutôt qu’un autre ?
    E. : Pour le roman que j'ai publié en premier, j'ai choisi en fonction de l'article de journal que j'avais lu. Il présentait l'expérience d'une jeune auteure chez Edilivre. Comme le retour de cette auteure était positif, je n'ai pas cherché plus loin. J'ai consulté leur site internet où j'ai lu que leur contrat ne faisait pas prendre trop de risque. Ce que je voulais éviter à tout prix, c'était les contrats à compte d'auteur que je ne juge pas d'un bon oeil. N'étant pas connue je suis réaliste sur le nombre de ventes que je pourrais faire donc je préfère ne pas faire de frais pour cela. À défaut de gagner de l'argent, je préfère déjà ne pas en perdre.
    Ensuite, une fois cette première expérience réalisée je me suis assez vite rendue compte que bien souvent, la qualité du texte n'est pas la priorité d'Edilivre. Cela m'a fait descendre de mon nuage et j'ai préféré ensuite me tourner vers de vrais professionnels qui pourraient m'apporter un regard objectif et qualitatif sur mes textes. C'est ainsi que j'ai découvert l'AT de la toute jeune (à l'époque) maison d'édition du Petit Caveau et que j'ai tenté ma seconde expérience.
    En ce qui concerne l'auto-édition je préfère éviter. Ce mode d'édition ne correspond pas à ce que je recherche pour mes textes.


    C. L. : J’imagine que tu as écrit un texte puis que tu l’as envoyé à des éditeurs. As-tu fait plusieurs tentatives ? S’il y a des refus, sais-tu pourquoi ? S’il a été accepté, sais-tu pourquoi ?
    E. : Mes deux premières expériences ont été concluantes du premier coup. C'était totalement inattendu. J'imagine que si les textes sont retenus c'est qu'ils plaisent donc je ne me pose pas de questions.
    En revanche j'en ai écrit d'autres par la suite pour lesquels j'ai reçu des refus. Je le prends toujours de façon très positive, car les personnes qui ont lu (et refusé) mes textes ont toujours bien expliqué pourquoi. Cela constitue aussi de bonnes expériences qui vous aident à mettre en lumière des défauts et des problèmes que vous ne voyez pas en tant qu'auteur puisque vous êtes trop proche de votre histoire. Avec ces refus j'ai vraiment pris conscience que l'écriture ne peut pas être une expérience solitaire, mais belle et bien collective si l'on veut parvenir au meilleur résultat.
    Dans l'ensemble j'envoie assez peu de textes, mais je choisis toujours les destinataires pour leur sérieux, leur professionnalisme et leur ligne éditoriale. Je ne suis pas du genre à participer à tous les appels à textes même si le sujet ne me plait pas. Et puis j'ai beaucoup moins de temps qu'avant pour écrire du fait de mon activité professionnelle. Cela me fait donc assez peu de retour, mais quelle que soit la réponse donnée je trouve qu'elle aide toujours à se dépasser et à progresser.


    C. L. : A partir du moment où ton récit/ta nouvelle a été acceptée, comment les choses ce sont-elles déroulées (couverture, mise en page, retouche…) ?
    E. : Comme mes deux expériences ont été très différentes, je vais scinder ma réponse en deux. Le seul point commun est le fait que tout s'est déroulé par mail. Ce sont les avantages du web et des nouvelles technologies.

    Pour le roman, les choses se sont déroulées assez rapidement et en finalement peu d'étapes. Deux semaines environ après avoir envoyé mon tapuscrit, j'ai reçu un mail pour me dire que le texte était retenu en vue d'être publié. Le mail m'invitait également à relire le texte afin d'en corriger les fautes et mettait en avant les différents services payants proposés par Edilivre. J'ai reçu le contrat dans la foulée. Il fallait imprimer, signer et renvoyer le tout dans les plus brefs délais à l'éditeur. J'ai tout fait comme demandé sans prendre de services payants. Le résultat est que ma couverture est entièrement blanche, mais ce n'est pas très grave. Avant la publication, je suis restée en contact avec Edilivre qui m'envoyait des mails suivant les différentes étapes. J'ai dû remplir un tableau pour corriger avec précision les choses que je souhaitais qu'ils corrigent, et quelques tableaux pour écrire le résumé du livre et ma propre biographie. Chez Edilivre vous devez faire beaucoup de choses par vous-même si vous ne souhaitez pas investir. Je conseille alors avant tout envoi de préparer un petit résumé et une biographie, cela vous évitera d'être pris au dépourvu et d'écrire un peu n'importe quoi lorsque le mail arrivera. Cela dit c'est un très gros travail à faire lorsqu'il s'agit de se relier et se corriger. J'y ai passé beaucoup de temps et ai fait intervenir les professeurs de l'établissement scolaire où je faisais mes études à l'époque. C'est très difficile dans la mesure où un texte n'est jamais figé tant qu'il n'est pas publié. Il est donc possible de changer ne serait-ce qu'une virgule ou un point, et comme je suis très critique face à mes récits je trouvais toujours quelque chose à changer. J'ai fini par me fixer sur une version et ne plus en bouger. Je l'ai envoyé à l'éditeur avec l'ensemble des corrections.
    Enfin, j'ai reçu un mail avec la maquette et le prix de l'ouvrage, avec une ultime confirmation pour me dire que le texte était disponible. Le tout manquait un peu de chaleur, mais l'essentiel y était.

    Pour la nouvelle, j'ai commencé par envoyer mon texte. Plusieurs mois après j'ai reçu un mail pour me dire que ma nouvelle avait été retenue dans l'anthologie. Quel honneur !
    Je suis restée en contact avec l'équipe des Éditions du Petit Caveau qui m'a accompagné dans la correction du texte, la mise en avant des points à retravailler, etc. Ce que j'ai aimé, c'est que les membres de l'équipe m'ont proposé différentes idées quand il le fallait. Ils ne m'ont pas laissée seule face à mon texte en me demandant de le corriger moi-même. Je me suis sentie très proche d'eux. Le côté humain de cette petite structure m'a vraiment plu et changeait beaucoup par rapport à ma première expérience, plus froide et dont la motivation différait. J'ai senti l'équipe des Éditions du Petit Caveau beaucoup plus impliquée et investie dans le projet. J'avoue avoir eu des frissons et une petite larme lorsque j'ai découvert la maquette de la couverture réalisée par Véronique Thomas. L'équipe tenait régulièrement au courant de l'avancement de l'anthologie et tout s'est très bien passé. Les Éditions du Petit Caveau offrent même un exemplaire auteur, chose que ne fait pas Edilivre.


    C. L. : Quels ont été ton ou tes états d’esprit lors des événements qui ont conduit ou non à la publication de ton écrit ? Joie, peine ?
    E. : Cela va peut-être paraître un peu naïf, mais j'ai tout pris avec une grande joie. J'aime écrire, mais je n'en fais pas un but ultime dans la vie donc quand j'ai reçu des refus je les ai acceptés avec la même joie que les approbations.
    Comme je l'ai dit plus haut, tous les refus que j'ai reçus ont été accompagnés d'explications très détaillées qui m'ont vraiment beaucoup aidée. Chaque personne a passé du temps sur mes textes et rien que pour cela je m'en réjouis. Certains retours m'ont même fait voir des textes sous des angles nouveaux et encore plus intéressants que ce que je prévoyais à l'origine.
    Mon but étant de m'améliorer sans cesse, chaque réponse m'a aidé à aller dans ce sens. Je pense qu'il ne faut surtout pas se fermer sur soi et se dire que les autres n'ont rien compris, au contraire. On peut avoir de bonnes surprises même dans les refus. Tout cela pour dire que chaque évènement constitue quelque chose de positif dans la vie d'un auteur, du moins dans la mienne.


    C. L. : Aujourd’hui, que tu as un peu de recul, que penses-tu de ton expérience, bonne ou mauvaise ? Aurais-tu des conseilles à délivrer pour éviter certains écueils ?
    E. : Avec le recul on se dit toujours que si l'on avait su, on n'aurait pas fait certaines choses de la même manière. Comme je suis perfectionniste, c'est ce que je me dis par rapport à mon premier texte que je ne juge plus assez digne d'être publié. Mais cela reste un avis personnel sur la qualité d'un texte et ne remet pas en cause mon expérience dans l'édition.
    Pour l'édition je ne regrette rien. Ces deux expériences ont été très différentes et enrichissantes chacune à leur manière. Je ne pense pas être la mieux placée pour donner des conseils, mais si je devais en donner un ce serait vraiment de faire attention aux structures qui veulent publier vos textes un peu trop facilement. Refusez toujours le compte d'auteur, et surtout ne faites pas de l'écriture une expérience solitaire. On y gagne toujours à faire participer les autres, que ce soit via la soumission de texte à un jury, la participation à des forums ou à des sites spécialisés.

    Merci Xian pour cette interview et bonne continuation à Chenille Lecter, Plume et l'ensemble de l'équipe. :)

     


     

    Encore merci à Elodie pour avoir répondu à nos questions.

    Vous pouvez retrouver l'anthologie du Petit Caveau ici

      http://ekladata.com/0BNvf0hobb8LjrQkbrPF4eKrmp8.jpg

     

    Cette jeune auteure tient un site de chronique de lives, Limaginaria, n'hésitez pas à faire un saut sur le site.

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